samedi 27 août 2016

Roumanie

Suceava

Dans La première ville de Roumanie où je me suis arrêtée,  Suceava, se déroulait le festival de films non professionnels européens organisés par l'UNICA. Jeanne, sa vice présidente m'a invitée à assister aux projections.  J'ai ainsi vu une dizaine de courts-métrages ukrainiens, polonais, moldaves, suédois, russes, roumains; quelques perles !

Le cinéma du festival


L'immense place de Suceava la nuit


Botosani

Après plusieurs jours, repue de cinéma j'ai repris la route jusqu'à Botoşani., drôle de ville aux vases communicants : un centre historique en pleine rénovation et désert en journée qui s' anime  le soir avec les familles et les cris des enfants qui viennent jouer sur cette immense place, et une partie construite sous Ceausescu faite d'immeubles decrépis et de centres commerciaux très animés qui  s'égrènent le long d'interminables boulevards et se vident le soir.




Après restauration 
Mon hotel
Avant restauration









Le marché







j'ai traversé les confins des Carpates. Des collines rases  se succèdent portant sur leurs flans des cultures et des champs où paissent des troupeaux de moutons et de vaches, les fermes sont éparpillées dans les vallées, des charrettes tirées par de petits chevaux transportent herbes, pailles, branchages. Dans les villages  les gerbes de pailles trônent devant chaque maison   Le paysage me fait penser à des gravures du 19eme siècle, il ne manque que la bergère filant sa quenouille. Le ciel moutonne sur un bleu azur.




























Stanca

Arrivée à Stefanesti  je cherche une chambre. Aucun hôtel et les gens refusent de me  louer une chambre.  J’interroge tous les gens que je croise, Je pense alors  me refugier dans l'église mais elle est cadenassée . Un ouvrier a l'idée de téléphoner au pope pour qu'il me trouve une solution, mais ce dernier est absent. Alors je pars sur la route vers un autre bourg. Rebelote, les gens me regardent bizarrement et me fuient, jusqu'au moment où un homme quelque peu alcoolisé me propose une chambre chez lui. Pourquoi pas, me dis je ? et nous voilà partis sur les hauteurs du village moi poussant mon vélo et un peu inquiète.  Nous arrivons chez lui genre taudis pour célibataire se laissant aller.  Excepté la chambre qu'il met à ma disposition, elle est rangée et des tentures couvrent les murs.







 Il repart aussitôt au bistrot me laissant tranquille.
Au bout  d'une heure il est de retour.  Il me propose un café et installés  sur son mini balcon qui domine le dôme de l’église orthodoxe, nous devisons à l'aide de mes photos. Le soir tombe et je vais me coucher. Il repart au bistrot. Je n'arrive pas à m'endormir et vers 23h je l'entends rentrer, il met la radio et je finis par m'endormir. J'ai un sommeil agité,  je me réveille plusieurs fois écoutant les bruits de la maison.
A 6h30 il frappe et entre dans la chambre qui évidemment ne ferme pas à  clef. Je suis  à moitié endormie et enfouie dans mon duvet je m'assieds au bord du lit et soudainement il se jette sur moi toutes mains ouvertes. « non » lui dis je en le repoussant de toute ma force il tente une nouvelle fois en parlant roumain avec une toute petite voix. Alors de mon ton le plus autoritaire d'institutrice et avec mon regard de tueuse je lui dis » sors d'ici » et il s' en va. Je range mes affaires et il revient  avec un grand sourire et une tasse de café. Je me prépare à partir et nous nous quittons comme deux potes,  une bise sur chaque joue.
j'ai eu beaucoup de chance car il était grand et fort!